mardi 22 juin 2010

Darwin & Kakadu

Hello ! Le lundi 14 juin était un jour férié (anniversaire de la reine), donc on en a profité pour rallonger de 2 jours, et on est allé à Darwin, dans le nord de l'Australie.

C'était super sympa. D'abord il faisait beau et chaud, ce qui nous a immédiatement changé de l'hiver d'Adelaide, et mis en mode vacances. Ensuite, les visites des parcs nationaux de Litchfield et Kakadu nous ont vraiment emballés ! C'est un endroit très intéressant tant au niveau géographique que culturel, et notre guide était très bon. Ça vaut bien Uluru, du moins pendant la saison sèche. Pendant la saison des pluies, mieux vaut s'abstenir.

Partis Mercredi soir sur un vol de nuit, on a visité Darwin Jeudi, Vendredi on a pris un tour pour Litchfield National Park, où on a vu des crocodiles sauteurs, et des chutes d'eau même qu'on s'y est baigné. Samedi on est partis sur un tour de 3 jours pour Kakadu où on a vu encore des crocs, de la nature, des superbes peintures aborigènes avec un très bon guide, et on s'est fait de belles balades dans les rochers.

2010.06.10-14 Darwin Litchfield Kakadu


Plutôt que de le raconter dans l'ordre, y'a tellement à dire que j'ai regroupé les infos par thèmes. Comme ça vous pouvez lire en plusieurs fois (ou juste ce qui vous attire). Personnellement j'ai du mal à lire les notes de blog qui font 3 pages, donc je ne vous en voudrai pas si vous ne lisez pas tout.

Darwin
L'aéroport de Darwin est ouvert 24h/24, et les vols les moins chers sont de nuit. On a donc pris l'avion à Adelaide à 22h, et on est arrivés à 2h du matin. Le retour, on a décollé à 2h du matin et on est arrivés à 6h, frais pour une journée de boulot !

On a passé la journée de Jeudi à Darwin, puis on a pris un tour à la journée Vendredi au Litchfield National Park, où on s'est reposés dans le bus, vu les crocodiles sauteurs, les termitières géantes et baignés dans les cascades. Du Samedi au Lundi on a pris un tour de 3 jours pour Kakadu, où on a vu d'autres crocs et termitières, des peintures rupestres qui relèguent Lascaux au rang de gribouillage et on a fait des randonnées \o/ ! On a aussi chassé à la lance des kangourous en carton et joué du didgeridoo (ou garnbak en langage local) comme des vrais touristes.

Darwin est une petite ville (genre Tarbes), qui devient très animée pendant l'hiver car les touristes autant que les locaux fuient l'hiver des grandes villes pour se prélasser sous les tropiques. Toute l'activité se passe dans la rue principale, mis à part un marché de nuit très sympa au bord de la plage, où les gens viennent manger devant le coucher de soleil et flâner entre les échoppes, et où Perrine n'a acheté qu'un T-shirt grâce à mon discours anti-bibelots intense. J'avoue j'ai peut-être été trop loin, on n'a même pas ramené de cartes postales. Ah et ils ont un cinéma en plein air sur des chaises longues et ils y vendent de la bière. Tranquille !


Géographie
Le climat à Darwin est tropical, donc pendant 6 mois il pleut, puis pendant 6 mois il fait beau. Apparemment au début de la saison des pluies, c'est l'endroit où il y a le plus d'éclairs sur la planète (depuis la tour de l'aéroport, en un seul orage de quelques heures ils en ont compté 1600). Pendant la saison des pluies, c'est pas vraiment les vacances. Pour vous donner une idée les japonais ont continuellement bombardé Darwin (base militaire) pendant la 2e guerre mondiale, et en ont détruit 70%. En 1975 le cyclone Tracy en a détruit 90%, ils ont retrouvé une voiture dans une piscine.

Pendant la saison des pluies, la plupart des plaines et de la forêt (grand comme la moitié de la Suisse) sont recouvertes d'1 à 2m d'eau. Lorsque vient la saison sèche, l'eau baisse peu à peu, et des mares se forment dans les plaines, appelées billabongs (ça veut dire eau éternelle dans un des 3 langages aborigènes de Kakadu). Ces billabongs regorgent d'oiseaux, de nénuphars et de crocodiles. Et de moustiques (on en a fait les frais la première nuit de camping).

Il y a des reliefs rocheux qui ne sont pas submergés pendant la saison des pluies. Ces régions offrent de jolies cascades où les touristes peuvent se baigner. Lorsque la saison des pluies se termine, il faut attendre que l'eau baisse, puis vérifier que les crocodiles sont bien partis avant d'ouvrir le site aux visiteurs. Cette année, la saison des pluies était particulièrement longue, et certaines cascades de Litchfield étaient fermées à la baignade, et certaines zones de Kakadu encore inaccessibles car la route était inondée. Mais les chutes étaient bien remplies et on a pu voir les feux (voir plus loin). On est arrivés au bon moment pour la visite.

Crocodiles
C'est la région de Crocodile Dundee. Un hôtel sur la route présente empaillé le buffle du film. Il y a 2 types de crocodiles: ceux d'eau douce et ceux d'eau de mer. Les crocodiles d'eau douce sont plutôt craintifs et évitent les humains. Les crocodiles d'eau de mer vivent dans les embouchures des rivières, et dans les billabongs. Ceux là sont moins sympas, et bouffent à peu près tout ce qui bouge. Le crocodile est un animal à sang froid, et est très sensible à la température. A 25°C, son système digestif s'arrête, et le contenu de son estomac commence à pourrir. Même à 28° il est très lent et très faible, et peut difficilement fermer la mâchoire. On peut jouer les crocodile dundee sans risquer grand chose. A 30°-32° par contre, il vaut mieux éviter de passer à moins de 4m de lui. Il se déplace très vite (comme un lézard), peut faire des bonds de plusieurs mètres, et croquera dans un buffle comme dans un bout de mozzarella. La nature est bien faite, et au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit il fait toujours entre 30 et 32°C... Sur Adelaide River, les crocodiles ont appris une technique particulière qui consiste à sauter pour attraper leur proie hors de l'eau. On a pu voir ça en allant à Litchfield.

Aborigènes
Malgré tous ces désagréments, des gens vivent là depuis un bout de temps (de l'ordre de 8000 ans, je me souviens plus exactement). Les aborigènes se considèrent comme les gardiens de leur pays, concrètement ça prend 2 aspects. D'abord, comme ils sont sédentaires, ils gèrent les populations d'animaux et de végétaux sur leur territoire. Chacun se voit attribuer un totem et est en charge d'une ressource (poisson, crocodiles, plantes, fruits, etc). Ils veillent à ne pas détruire les arbres ou les réserves de chasse en les surexploitant. Le 2e aspect est de prévenir les incendies. Il faut savoir qu'un incendie peut être aussi destructeur qu'un cyclone. Si jamais toute la forêt brûle, même si par miracle quelqu'un arrive à survivre (en plongeant dans un billabong entre 2 crocodiles par exemple), il mourra ensuite de faim car tout est ravagé sur des centaines de kilomètres et les oiseaux se sont enfuis. La technique des aborigènes pour prévenir les incendies, c'est ... de foutre le feu partout ! Tous les ans, au début de la saison sèche, ils font brûler les herbes sèches et les arbres morts déracinés par les cyclones. Ces feux restent des feux de paille, ne brûlent pas les arbres vivants et ne tuent pas les animaux.

Lorsque les colons sont arrivés, ils ont demandé aux aborigènes d'arrêter leur manie de tout brûler. Pendant plusieurs années, les déchets se sont accumulés, puis les orages ont allumés des feux qui avaient suffisamment de carburant pour tout brûler, herbes, bois mort, arbres, animaux, tout quoi. Moralité, les rangers aujourd'hui perpétuent la tradition aborigène, et allument des feux de broussaille partout au début de la saison sèche. On a pu le voir de nous même : au bord de la route, on a vu plusieurs feux avec personne pour les surveiller. Ils sont déclenchés par hélicoptère, et s'éteignent tout seuls. Ils sont trop faibles pour faire des dégâts, donc pas de problème.

Sinon, la culture aborigène est une mine d'or et la meilleure référence possible pour les archéologues qui essaient de comprendre qu'est-ce qui a changé depuis la préhistoire et qu'est-ce qui est resté pareil. Parce que les peuples aborigènes n'ayant pas l'écriture, ce sont les mieux placés pour nous parler de nos ancêtres chasseurs de mammouths.

Peinture et culture
Kakadu est au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa beauté mais aussi pour sa valeur culturelle. Les zones rocheuses abritent de très belles peintures à l'ocre, et pour certaines leur signification est encore transmise au sein des clans. Si certaines peintures sont associées aux mythes créateurs et aux rituels, la plupart des peintures servent à illustrer des histoires à but éducatif. Les rares histoires que les clans ont publié aux touristes sont destinées aux jeunes enfants, et instaurent des principes de base de la vie en communauté. Dans les représentations d'animaux, les organes sont souvent représentés, probablement pour enseigner la chasse ou la cuisine. On peut visiter 2 sites de peintures, Ubirr et Anbangbang. On y retrouve des figures qu'on a déjà vu partout dans les boutiques mais c'est quand même plus impressionnant sur une paroi. Les animaux, le corroborree, quelques êtres mythiques. Le plus étonnant reste quand même une peinture dite "de contact" représentant un fusil. Ces peintures ont moins de 150 ans ! Pour vous donner une idée, à cette époque on fabriquait les premiers moteurs 4 temps (dans nos voitures), on inventait la télé, on faisait les premiers forages pétroliers en mer et on trouvait le vaccin contre la rage, et à l'autre bout du monde des gens peignaient un fusil dans une grotte.

Par contre leur concept de famille est apparemment tellement compliqué que sans parler la langue on peut pas comprendre. Ce n'est pas uniquement lié à la filiation, et c'est tellement large que les mariages sont presque arrangés à l'avance puisque les gens du sexe opposé, du même âge et qui ne sont pas de la famille, ben il en reste plus beaucoup.

Bon ayé si vous avez lu jusqu'ici merci beaucoup. Pour nous ça reste le meilleur moment qu'on a passé en Australie. Les randos n'y étaient pas pour rien, mais c'est un sacré bon coin.

lundi 10 mai 2010

Des nouvelles

Coucou !
Ça faisait un moment qu'on a pas donné de nouvelles, donc voici un petit résumé des derniers mois.

En février, Perrine a quitté son boulot de serveuse, ils lui cassaient trop les pieds. Et de toutes façons ça tombait bien, vu que elle devait se libérer pour les 5 semaines en Mars pour ses parents.
On a reçu Ben qui passait dans le coin. Il venait d'Asie, et voulait faire de la rando en Tasmanie, et s'est arrêté chez nous quelques jours. Si vous aimez la lecture et les photos, son blog de voyage est bien rempli.

De mi-Mars à Avril, les parents de Perrine sont venus nous rendre visite. Perrine les a emmené à Sydney, puis Uluru. Je les ai rejoint à Cairns pendant une semaine, puis on est tous rentrés à Adelaide pour une semaine. Perrine travaille d'arrache-pied sur le tri des photos et le compte rendu, et ce depuis 2 mois (Note de Perrine :vous n'imaginez pas à quel point c'est prenant de ne rien faire...).

Fin mars et avril, c'était pas le grand moral, Perrine s'ennuyait et on avait un peu le mal du pays. Je me suis cassé le bras en jouant au freezbee. Je courais en regardant en l'air, l'ai trébuché et j'ai mis mon bras pour amortir la chute. Moralité une petite fracture de la tête du radius. C'est pas trop handicapant, je n'ai pas de plâtre, mais la première semaine j'étais un peu limité. Maintenant ça va beaucoup mieux, je peux conduire, et il ne me manque plus qu'un peu d'extension à récupérer.

On a aussi fait un tour dans les Flinders Ranges. Mais pour ça on a fait une autre note du blog. Pour la lire, cliquez sur ce lien.

La semaine dernière, Perrine a trouvé un boulot dans la campagne qui consiste à éplucher et trier de l'ail. Les conditions de vie étaient un peu dures (camping sauvage, 10km pour avoir une douche froide, 10h de travail par jour), mais la paye était honnête, et d'après ses dires, elle était payée à discuter autour d'une table. Il y avait une bonne ambiance et elle est rentrée toute joyeuse. (Note de Perrine : après 18 mois à essayer de s'intégrer sans succès à la société australienne, j'ai laissé tombé, et lie maintenant connaissance avec les backpackers français en Australie. Il semble effectivement que ce qui nous rapproche est plus important que ce qui nous sépare, contrairement aux australiens...).

Voilà, le programme en juin c'est d'aller à Kakadu (on a les billets d'avion mais pas encore le tour, on est un peu à la bourre) dans le nord, et après on verra.

dimanche 25 avril 2010

Flinders Ranges et l'outback

Hello,

du 21 au 23 Avril, on s'est pris un tour dans les Flinders Ranges. Pendant 3 jours, on a voyagé dans l'arrière pays, aussi appelé outback. On a été un peu déçus, parce que pour le même prix qu'Uluru et Kangaroo Island, il y avait beaucoup moins à voir, et puis le bus était vraiment moyen. C'était un bus scolaire dans lequel même Perrine n'avait pas la place pour les jambes, et on y a passé 10h par jour, dont la moitié sur de la piste. En gros c'était cher et fatigant, et y'avait pas grand chose à voir. Mais pour ceux que ça intéresse, voici un petit compte rendu.


Afficher la carte Flinders Ranges-Coober Pedy en grand

Le premier jour, on est partis du centre d'Adelaide à 7h45. Mis à part les pauses pipi et casse croûte, le seul truc notable c'est les caves de Yourambulla qui abritent des peintures aborigènes. Un petit lascaux, avec un joli panorama sur les montagnes. Après 10h de route, on est arrivés à notre lieu de camp.

Le deuxième jour on est sortis des Flinders Ranges, et on est arrivés dans l'outback. C'est grand c'est sec et c'est plat. On s'est arrêtés dans une mine de charbon, ce qui n'a rien d'exceptionnel, mais au final c'est peut-être là qu'on a fait le plus de photos. La grosse machinerie a titillé le sens d'ingénieur mécanique de Perrine et a réveillé le joueur de lego technic qui sommeille en moi. On a oublié de prendre en photo le mécanisme qui permet à l'excavateur de marcher, mais les pauses étaient courtes (environ 10 minutes).

Le repas de midi s'est fait à Maree, une gare de l'ancienne ligne de train Adelaide Darwin. Depuis que la route a emprunté un trajet plus direct, ils ont déplacé la ligne de train à côté (pour faciliter l'entretien). Moralité il ne reste à Maree que quelques maisons, des locomotives qui rouillent faute d'entretien, et quelques moustiques parce qu'il avait plu récemment.


Dans l'après-midi, on a longé le lac Eyre, c'était le truc intéressant à voir du voyage. C'est un lac qui est sous le niveau de la mer, toute l'eau qui y arrive s'évapore. Il se remplit à 20-30% tous les 10 ans - en totalité tous les 40 ans - et on y était. On a eu de la chance, parce que lorsqu'il y a de l'eau, la piste est fermée à cause des rivières qu'il faut passer à gué et lorsqu'il n'y a pas d'eau y'a pas de lac (enfin c'est un lac de sel). On a eu la surprise de voir de la friture remonter les rivières se déversant dans le lac, ce qui nous a permis de nous prendre pour des grizzlis en les pêchant à la main.

La deuxième nuit, on s'est arrêtés à Williams Creek, où il y a en gros 2 maisons, un camping, une piste d'aviation et un bar. Devant le bar est garé un camion-train transportant un concasseur minier gros comme une maison, ça donne une idée de la faune locale. Le bar était très sympa, les murs couverts de cartes étudiantes/permis de conduire/etc, et un type a joué du pink floyd à la guitare à 11 cordes (12-1...).

Le 3eme jour, le matin on s'est arrêtés dans un champ de sculptures au milieu de nulle part. Autant ça doit être rigolo de sculpter au milieu du désert, autant niveau artistique c'est pas le Louvre. Mais bon c'est ça ou rien, d'ailleurs on a même fait une pause au milieu de nulle part, parce qu'il n'y avait pas assez de points d'intérêt pour faire les pauses repos/dégourdissage de jambes. Et les sièges devenaient vraiment inconfortables.

On est arrivés à midi à Coober Pedy, capitale de l'opale. Le truc vraiment surprenant à Coober Pedy, c'est les milliers de petites mines qui jonchent le territoire autour de la ville. Ce sont de véritables champs.
La ville est petite, en déclin et assez dénuée d'intérêt. On a fait une visite d'une ancienne mine d'opale, et après un quartier libre de 2h, on a pris un bus de nuit pour rentrer à Adelaide, pendant que le reste du groupe partait vers Alice Springs (les pauvres).

On est rentrés très fatigués, et un peu déçus d'avoir fait 40h de route juste pour ça. Mais on a pu voir l'outback en vrai, et franchement on est bien mieux à la ville.

2010.04.21-23 Flinders Coober Pedy

dimanche 31 janvier 2010

La baie des eaux taries et des dos fins

Hello,

le week end dernier, la fête nationale (26 janvier) tombait un mardi, donc on a fait le pont et on est allés faire un tour en Eyre Peninsula, une grande péninsule à l'ouest d'Adelaide. C'est super paumé: les portables ne captent que dans une seule "ville", Port Lincoln, et on même dû utiliser ... une cabine téléphonique ! Même qu'on est allés au bistrot faire la monnaie et tout, comme au XXe siècle, quoi. Mais surtout, le moment fort, c'est qu'on a nagé avec des otaries et des dauphins sauvages, et ça c'était vraiment fantastique. Par contre, le reste du temps on a surtout fait de la route, de la route, et encore de la route. 1800 bornes en 4 jours, ça fait pas mal.


Afficher Eyre Peninsula WE 23-26 Jan 2010 sur une carte plus grande

On est partis samedi midi, le temps de louer une voiture fiable et de tout charger. Le premier jour, rien de passionant, sinon qu'on s'est arrêtés à Cowell, réputé pour la jade, où Perrine a fait ses courses. Le soir, on s'est trouvés un petit camping très sympa, assez cliché du retraité qui pêche et se la coule douce avec ses voisins de caravane. On s'est juste un peu fait embêter par un chien trop jeune pour comprendre que c'est pas parce qu'il s'est balladé avec nous qu'il peut rentrer dans notre tente. A propos de tente, on était quand même super bien équipés (cf. photos), et on a testé une recette qu'Emilie et Patrice nous ont ramené du Japon : les okonomyiaki (sorte de crêpe où tu faire cuire le contenu en même temps).

Le deuxième jour, on est arrivés à Port Lincoln, où se déroule le festival du Tunarama (Thon-o-rama en quelque sorte), comme chaque année pour la fête nationale. C'est un peu comme la foire du Grand Rond, 2-3 manèges, des vendeurs de glace, mais le truc particulier, c'est le concours de lancer de thons. On était un peu déçus car ils ne lancent qu'un faux thon en bois, la technique ressemble au lancer de marteau. J'ai cru comprendre que pour les finales ils lancent un vrai thon ... Sinon, on s'est fait un restau qui est (on l'a appris plus tard) le meilleur restaurant de poisson d'Australie. Et Perrine a commandé le meilleur plat: un steack de thon (probablement pêché le matin même à 30m de la plage) de 3cm, croustillant au bord, mais encore cru dedans, servi à la Japonaise avec du soja et des nouilles. Eh ben ça fondait dans la bouche c'était incroyable. Moi j'ai pris du King fish, un poisson du coin, très bon très bien fait, mais franchement il faisait pâle figure à côté du thon de Perrine. Ah et les huîtres Killpatrick (cuites avec du bacon et de la sauce barbecue) étaient bien bonnes également. C'est avec le ventre plein qu'on a repris la route, sans avoir trop de temps de s'arrêter sur les baies de la côte ouest, qui avaient l'air magnifique. Mais bon on avait réservé pour le lendemain matin. Et de toutes façons vu comment c'était paumé, on a sûrement vu presque tout ce qu'il y avait à voir.

On est arrivés le soir à Baird Bay, que l'on ne peut même plus qualifier de village: 5-10 maisons au bord de l'eau, planqué au bout de 20 km de (très bonne) piste. On y a croisé 3 Français, qui venaient de se faire inviter par les locaux pour déguster la pêche du jour, avec quelques bières pour faire descendre le tout. Donc on s'est incrusté, et on a pu goûter au crabe bleu, et aux abalone (crustacé local pêché à la main, donc introuvable et/ou hors de prix), et on a pu voir du monde. C'était bien sympa, mais à minuit au lit parce que faut pas déconner non plus demain c'est le grand jour.

Le tour a duré de 9h30 à 13h. On était en shorty, masque et tuba (pas de palmes pour pas faire peur aux animaux, et probablement pour pas que tout le monde se barre trop loin). Le bateau nous a amené à 20m d'un récif où les otaries viennent se reposer et se reproduire, et on est descendus dans une sorte de piscine de 2m avec un fond sabloneux. Les otaries sont totalement sauvages, pas nourries ni rien, mais elles viennent quand même voir par curiosité ce qui se passe. C'est assez magique, on est restés 1h avec elles. Le premier truc qui étonne, c'est leurs yeux : un iris bleu très clair très fin, et une pupille énorme. Les plus jeunes font 1m de long, mais les adultes atteignent les 2m50, donc on faisait pas forcément les malins. La consigne c'est de ne pas essayer de les toucher, mais plutôt de nager avec elles, de reproduire leurs mouvements (plus facile à dire qu'à faire). Et ça marche: elles restent assez longtemps autour, et au milieu du groupe. Après les otaries, on a eu la chance d'avoir un groupe de dauphins dans la baie, donc le bateau nous a laissé sur leur trajectoire. Eux aussi, totalement sauvages, sont venus nous dire bonjour. Eux par contre ne s'arrêtent pas de nager, donc ils font des passages près de nous. Mais très près, à portée de main voire plus près ; un moment j'entends leur claquements je les cherche du regard, et le premier arrive par derrière et me passe à 50-60cm. Vu qu'il faisait 2 ou 3 mètres, la surprise a d'abord dominé l'émerveillement, mais pas longtemps. Les dauphins sont restés 20 minutes, puis sont repartis derrière le récif, nous laissant rentrer sur la terre ferme. On n'a pas de photos, mais la vidéo sur leur site web donne uen bonne idée de comment c'était (si la vidéo ne marche pas, dites moi dans les commentaires quel navigateur vous utilisez - firefox ou internet explorer).

L'après-midi on a repris la route, et on est allés voir Murphy's Haystacks, des formations rocheuses qui étaient sur la route. C'était joli, mais il faisait chaud. J'en profite pour dire que tous les campings où on s'est arrêtés avaient une urne pour récolter les éventuelles contributions. On a payé, mais c'est franchement à la cool.

Le reste du voyage n'est pas bien alléchant. On s'est arrêtés à Minnipa dans un vrai camping payant pour prendre une douche, mais le village illustrait bien comment même sur une route nationale, on peut être très isolé en Australie. Les gens sortaient dans leur jardin lorsqu'ils ont vu une voiture passer. Le camping était désert (ils sont venus nous ouvrir les sanitaires). On a mal dormi, donc on a pas super bien vécu la dernière journée qu'on a passé dans la voiture pour rentrer à Adelaide. Juste des arrêts de circonstance, avec quand même un giant Galah, et la vue sur les Flinders Ranges.

Bref, au final l'Eyre Peninsula c'est bien paumé, mais c'est ce qui fait que la nature marine y est incroyablement bien préservée. Port Lincoln est l'un des sites de reproduction du requin blanc. C'est là qu'ils font des plongées en cage avec les requins, mais on n'a pas essayé ça. Il paraît qu'il y a une plage de renommée mondiale pour le surf, mais c'est encore plus loin, faut pas pousser non plus.

Et pour la petite histoire, on avait loué une voiture pas cher du tout, et elle était un peu abîmée (tâches de graisse, autoradio en panne, etc) mais on était content, elle roulait super bien (Hyundai elantra). Mais en fait on avait pas lu les petites lettres, c'était 100km par jour maximum. On a eu 1400km de dépassement, donc avec le supplément au final ça nous est revenu un peu cher.

Bisous à tout le monde, à bientôt.

lundi 11 janvier 2010

Bonne année !

Bonjour à tous, et bonne année 2010 !

Pendant que vous vous les gelez en Europe, on a déplacé le matelas près de la climatisation parce qu'il fait vraiment trop chaud. Mais demain ça doit redescendre à 26°C.

Juste pour vous dire qu'on a publié le résumé du séjour des parents, avec les photos. Bon désolé c'est un peu long, mais vous pouvez le trouver en cliquant ici.

Et voilà des photos de Émilie, Patrice et Élodie avec qui on s'est bien pété le ventre à Noël et plus tard.
De 2020.01.03 Emilie Patrice et Elodie

De 2020.01.03 Emilie Patrice et Elodie


Sinon, eh ben le 31 décembre 2009 était super, et le 1er janvier 2010 a été dur. On a repris le boulot, et on revient d'un week end très chaud au surf à Victor Harbor. On était à la plage où il y a de grosses vagues, et on a vu de vrais surfeurs. Et j'ai bien bu la tasse.