Petite remarque, suite à un oubli, on a publié 2 billets d'un coup. Vous êtes en train de lire le 2e, le plus récent, pour lire le premier, vous pouvez cliquer ici.
Hello tout le monde !
Ça y est, l'hiver touche à sa fin, et il s'est arrêté de pleuvoir, probablement pour de bon. On a profité d'un week end de 3 jours (ils ont la fête du travail début octobre ici) pour aller faire de la randonnée dans les Flinders Ranges. Au niveau distance c'est comme si on était allés dans les Alpes depuis Toulouse, et au niveau randonnée c'est plutôt le Massif Central (ou le Jura), mais on était en manque donc on a quand même beaucoup aimé.
C'est la bonne saison pour visiter les Flinders Ranges, au printemps tout est vert et les fleurs sortent. En plus sur un week end de 3 jours à cheval sur 2 semaines de vacances scolaires, on était pas tout seuls.
Au programme, du camping, de la rando (on a sous estimé la distance, et on a finit au coucher du soleil les 2 fois), et de la route (plus de 900 bornes).
On est partis à 5: nous deux, Audrey et Jairo un couple qui bosse à l'Université aussi, et Céline, une française qui vient d'arriver et qu'Audrey et Jairo ont invité à venir. Au final on était 4 français et un colombien, mais on a parlé anglais (bon et un peu français quand Jairo n'était pas là :) ). Le groupe était bien formé, on était sur la même longueur d'onde, ce qui a rendu l'organisation très facile.
Départ Samedi à 9h, on s'arrête faire les courses et le plein, au final on prend la route à 10h30 direction Melrose. Au programme, on doit se faire le Mount Remarkable (500m de dénivelé) et visiter les bistrots dont on nous a parlé, il y a une brasserie locale et tout. Après 4h de route et 1h d'arrêt déjeuner, il est 15h30, on arrive à un Melrose bien occupé. Le camping est complet et il y a du monde partout pour un festival. On fait la rando, qui est plus longue qu'on croyait: elle fait 12km ! On se presse un peu et on rentre à 18h30, pile au coucher du soleil. Maintenant on n'a pas envie de camper sur place, donc on prend la route au crépuscule pour se trouver un coin tranquille.
On trouve le lieu de camp 10km plus loin, au bord de la route mais tranquille, avec un trou à feu, et on se fait la soirée entre le feu et la glacière remplie de bières fraîches (eh oui on est partis à l'australienne avec la glacière remplie de glace et de bières, et un peu de nourriture aussi).
Le dimanche on se lève tôt et on prend la route assez rapidement (mêle avec la nouvelle heure on roule dès 9h). Il nous faut encore 2h30 de route sous la pluie pour arriver à Wilpena, où on plante la tente. A ce moment là on en a marre de la route, il pleut, on campe dans un camping immense et super rempli, bref pas trop le moral. Le temps de manger, le ciel s'est dégagé et on peut partir en rando à 13h.
La montée au St Mary peak est correcte, mais il fait déjà très chaud. Eau et crème solaire ne sont pas en option. On arrive sans trop de problèmes en haut, et on décide de rentrer par la longue boucle. Encore une fois, on est un peu enthousiastes, et la boucle de 12km nous fera arriver à la nuit tombante, au son des kookaburras rieurs.
Le soir on est assez fatigués et on se couche pas trop tard. Le lundi (oui c'est un WE de 3 jours parce que c'est la fête du travail), on a 6h de route pour rentrer. On a juste fait une pause aux caves peintes dont on avait parlé dans ce billet, ça coupe la route, et les autres ne connaissaient pas. Au final avec les bouchons, on mettra 7h, et on arrivera le soir.
Au final c'était vraiment sympa, on a bien marché (j'ai eu plein d'ampoules encore). C'était un peu loin, comme tout en Australie, mais ça valait la peine. C'est le meilleur moment de l'année pour visiter les Flinders Ranges, parce que tout est encore vert, et que les fleurs sont de sortie. Et puis on repartira sûrement avec les mêmes gens parce que c'est vraiment sympa.
Sinon on commence à compter les jours qui restent, on quitte l'Australie dans 3 mois, et on commence à préparer le voyage retour, qui devrait nous emmener en Nouvelle-Zélande et en Malaisie avant de rentrer en France. On vous racontera tout ça !
vendredi 8 octobre 2010
mercredi 11 août 2010
Encore des nouvelles
Coucou !
J'étais en train de regarder le blog, et je vois qu'on a écrit un billet mais on a oublié de le publier !! Il date de mi-août, ça fait 1 mois et demi qu'il traîne dans les brouillons. Désolé.
Eh ben c'est pas facile de raconter tout ce qui se passe au fur et à mesure que ça arrive, parce que c'est un peu chargé en ce moment.
Le déménagement nous a pris beaucoup de temps et d'énergie, on s'en remet tranquillement. On a vendu plus de la moitié de nos meubles et on a presque rien racheté (juste une petite armoire et une caisse).
Moins de 15 jours après avoir déménagé, on a été cambriolés. Ils nous ont pris quelques bijoux, mais les ordinateurs et l'appareil photo ne leur ont pas plu (ouf !). Le propriétaire tarde à faire réparer la porte (une porte arrière), ça fait plus d'une semaine qu'elle est bloquée par un meuble.
La collocation se passe pas trop mal pour le moment, la vaisselle est une source de tension mais dans l'ensemble ça tient debout. On a tendance à sortir au restau dès qu'on a la flemme de faire à manger, et on apprécie pas mal.
C'est la saison des baleines en ce moment, et on peut en voir depuis Victor Harbor (à 1h30 de route de la maison). Il y a un site web qui recense toutes les observations, avec l'heure et le lieu. Ça ressemblait à une chasse au trésor moderne, où on a bien fait jouer toutes nos compétences. D'abord nos connaissances géographiques, on est allés sur une colline qui surplombe la baie dans laquelle une baleine avait été vue la veille. On s'est trouvés un coin à l'abri du vent et on a guetté une heure. Pendant ce temps je me connectais avec mon téléphone sur le site, et à 11h on lit "1 baleine à Port Eliott à 10h30". Ni une ni deux on retourne à la voiture, on va à Port Eliott (5km de là, on le voyait depuis la colline mais pour distinguer une baleine à cette distance c'est pas possible). Je fais jouer mon sens de l'orientation dans les petites rues qui longent la mer, quand Perrine et ses yeux d'aigle voient un truc marron. On se gare, on court un peu et on voit une baleine ! A 3-400m de la côte, elle a fait surface 2 ou 3 fois, pchitté un peu et montré sa queue. On en a vu une autre plus loin mais c'était très loin on a presque rien vu. Après ça on a été au "meilleur fish and chips de south australia", qui était pas mal du tout, et avec une petite soirée avec des potes par dessus le tout c'était une super bonne journée.
Voilà, ça c'était il y a 1 mois et demi. Depuis la porte a été réparée, on s'est engueulés avec le coloc et depuis on limite les interactions au minimum, et on sort toujours autant aux restos, où on a nos petites habitudes.
J'étais en train de regarder le blog, et je vois qu'on a écrit un billet mais on a oublié de le publier !! Il date de mi-août, ça fait 1 mois et demi qu'il traîne dans les brouillons. Désolé.
Eh ben c'est pas facile de raconter tout ce qui se passe au fur et à mesure que ça arrive, parce que c'est un peu chargé en ce moment.
Le déménagement nous a pris beaucoup de temps et d'énergie, on s'en remet tranquillement. On a vendu plus de la moitié de nos meubles et on a presque rien racheté (juste une petite armoire et une caisse).
Moins de 15 jours après avoir déménagé, on a été cambriolés. Ils nous ont pris quelques bijoux, mais les ordinateurs et l'appareil photo ne leur ont pas plu (ouf !). Le propriétaire tarde à faire réparer la porte (une porte arrière), ça fait plus d'une semaine qu'elle est bloquée par un meuble.
La collocation se passe pas trop mal pour le moment, la vaisselle est une source de tension mais dans l'ensemble ça tient debout. On a tendance à sortir au restau dès qu'on a la flemme de faire à manger, et on apprécie pas mal.
Voilà, ça c'était il y a 1 mois et demi. Depuis la porte a été réparée, on s'est engueulés avec le coloc et depuis on limite les interactions au minimum, et on sort toujours autant aux restos, où on a nos petites habitudes.
mardi 6 juillet 2010
Des nouvelles fraiches...
Contrairement à la période qui vient de s'écouler, ça bouge pas mal par ici.
Tout d'abord, on déménage !
Fini la vie (de château) de desperate housewife, on se (re)met en coloc' avec Kaine, australien pur sucre (mais qui a quand même vécu un an en Europe, c'est pas le redneck de base !), 29 ans, instituteur.
Ce lien (clic !) vous permet d'admirer en avant première notre cour couverte ainsi que l'emplacement idéal de notre nouveau chez nous : à 2 minutes de la piscine (= spa, hammam & sauna... j'aime la piscine comme ça !) et un petit quart d'heure des bars et restos de North Adelaide.
Le choix de la coloc' est en partie financier : on a reçu tous nos visiteurs et plus vraiment besoin d'avoir une si grande maison pour tous les deux ; pratique : ça nous permet de vendre (hmmm, "brader" serait plus juste : on n'est pas des commerciaux, c'est pas nouveau) dès maintenant tous les meubles qu'on avait achetés, on espère ainsi ne pas revivre le rush de notre départ France/Australie dans 6 mois (c'est beau de rêver, n'est ce pas ?!) ; et aussi parce que Mawson Lakes c'est super, mais c'est pas pratique pour sortir sans voiture.
La voiture, parlons en.
Il semble que Joséphine nous fasse une énorme crise de jalousie.
En effet, nous avons recueilli la voiture de Peter, collègue et ami de Xavier, un break Volvo 245 GL de son petit nom, d'un adorable bleu ciel, affectueusement surnommé "le Tank". Livrée en 1980 on fait dans le vintage, elle est plus vieille que nous.
(Mes collègues de boulot m'ont demandé si j'étais assurée : pas pour moi mais pour les dégats occasionnés aux autres véhicules dans le cas d'un accrochage. Faut dire que la tôle d'acier de 4mm, ça pardonne pas...même le bouchon du réservoir d'essence est métallique !)
Et donc depuis, Joséphine refuse de démarrer pour signifier son désaccord.
Après avoir changé filtre à air, bougies, durites + vidange, v'là-t'y-pas que c'est la pompe d'injection qui défaille maintenant, sans parler des pneus et cardans . Elle dort ce soir en sursis chez notre garagiste, son sort dépendant du prix que les casses sont prêtes à nous en donner.
Côté social, j'ai profité à fond des travaux agricoles pour nouer relation avec Clémence (dont le copain Justin faisait un stage dans le même labo que Xav') et renouer contact avec Agathe qui était dans le même lycée que moi. On a passé de chouettes moment avec eux, mais bon, le vent du large les appelle et nous on reste fidèles au poste.
Cependant, n'allez pas nous plaindre, on passe pas mal de temps avec Alex (la copine de Peter) qui rentre bientôt en Allemagne et Rajash et Shobana (collègue indien de Xavier et sa femme) et on échange pas mal, surtout au niveau recettes.
(malgré tout, j'ai quand même eu un statut d'ingé le temps d'un week-end ;) )
Niveau boulot : Xavier, je cite "ça avance, mais il faut pousser dur".
Quant à moi, j'ai retrouvé un nouveau boulot de serveuse à mi temps en ville aux horaires carrément plus intéressants que chez Nik. Je travaille lundi, mardi, jeudi et vendredi, de midi à trois ou quatre heure suivant les jours. Pas de soirées, pas de week-end, le pied ! Par contre, faudrait vraiment que je me mette au grec, mes anciens employeurs étaient grecs, les nouveaux sont chypriotes...
Voili voilou, dans un an on sera de retour en France si on ne change pas (encore) les plans, alors on essaie de profiter au max du temps qu'il nous reste ici.
Tout d'abord, on déménage !
Fini la vie (de château) de desperate housewife, on se (re)met en coloc' avec Kaine, australien pur sucre (mais qui a quand même vécu un an en Europe, c'est pas le redneck de base !), 29 ans, instituteur.
Ce lien (clic !) vous permet d'admirer en avant première notre cour couverte ainsi que l'emplacement idéal de notre nouveau chez nous : à 2 minutes de la piscine (= spa, hammam & sauna... j'aime la piscine comme ça !) et un petit quart d'heure des bars et restos de North Adelaide.
Le choix de la coloc' est en partie financier : on a reçu tous nos visiteurs et plus vraiment besoin d'avoir une si grande maison pour tous les deux ; pratique : ça nous permet de vendre (hmmm, "brader" serait plus juste : on n'est pas des commerciaux, c'est pas nouveau) dès maintenant tous les meubles qu'on avait achetés, on espère ainsi ne pas revivre le rush de notre départ France/Australie dans 6 mois (c'est beau de rêver, n'est ce pas ?!) ; et aussi parce que Mawson Lakes c'est super, mais c'est pas pratique pour sortir sans voiture.
La voiture, parlons en.
Il semble que Joséphine nous fasse une énorme crise de jalousie.
En effet, nous avons recueilli la voiture de Peter, collègue et ami de Xavier, un break Volvo 245 GL de son petit nom, d'un adorable bleu ciel, affectueusement surnommé "le Tank". Livrée en 1980 on fait dans le vintage, elle est plus vieille que nous.
(Mes collègues de boulot m'ont demandé si j'étais assurée : pas pour moi mais pour les dégats occasionnés aux autres véhicules dans le cas d'un accrochage. Faut dire que la tôle d'acier de 4mm, ça pardonne pas...même le bouchon du réservoir d'essence est métallique !)
Et donc depuis, Joséphine refuse de démarrer pour signifier son désaccord. Après avoir changé filtre à air, bougies, durites + vidange, v'là-t'y-pas que c'est la pompe d'injection qui défaille maintenant, sans parler des pneus et cardans . Elle dort ce soir en sursis chez notre garagiste, son sort dépendant du prix que les casses sont prêtes à nous en donner.
Côté social, j'ai profité à fond des travaux agricoles pour nouer relation avec Clémence (dont le copain Justin faisait un stage dans le même labo que Xav') et renouer contact avec Agathe qui était dans le même lycée que moi. On a passé de chouettes moment avec eux, mais bon, le vent du large les appelle et nous on reste fidèles au poste.
Cependant, n'allez pas nous plaindre, on passe pas mal de temps avec Alex (la copine de Peter) qui rentre bientôt en Allemagne et Rajash et Shobana (collègue indien de Xavier et sa femme) et on échange pas mal, surtout au niveau recettes.
Niveau boulot : Xavier, je cite "ça avance, mais il faut pousser dur".
Quant à moi, j'ai retrouvé un nouveau boulot de serveuse à mi temps en ville aux horaires carrément plus intéressants que chez Nik. Je travaille lundi, mardi, jeudi et vendredi, de midi à trois ou quatre heure suivant les jours. Pas de soirées, pas de week-end, le pied ! Par contre, faudrait vraiment que je me mette au grec, mes anciens employeurs étaient grecs, les nouveaux sont chypriotes...
Voili voilou, dans un an on sera de retour en France si on ne change pas (encore) les plans, alors on essaie de profiter au max du temps qu'il nous reste ici.
mardi 22 juin 2010
Darwin & Kakadu
Hello ! Le lundi 14 juin était un jour férié (anniversaire de la reine), donc on en a profité pour rallonger de 2 jours, et on est allé à Darwin, dans le nord de l'Australie.
C'était super sympa. D'abord il faisait beau et chaud, ce qui nous a immédiatement changé de l'hiver d'Adelaide, et mis en mode vacances. Ensuite, les visites des parcs nationaux de Litchfield et Kakadu nous ont vraiment emballés ! C'est un endroit très intéressant tant au niveau géographique que culturel, et notre guide était très bon. Ça vaut bien Uluru, du moins pendant la saison sèche. Pendant la saison des pluies, mieux vaut s'abstenir.
Partis Mercredi soir sur un vol de nuit, on a visité Darwin Jeudi, Vendredi on a pris un tour pour Litchfield National Park, où on a vu des crocodiles sauteurs, et des chutes d'eau même qu'on s'y est baigné. Samedi on est partis sur un tour de 3 jours pour Kakadu où on a vu encore des crocs, de la nature, des superbes peintures aborigènes avec un très bon guide, et on s'est fait de belles balades dans les rochers.
Plutôt que de le raconter dans l'ordre, y'a tellement à dire que j'ai regroupé les infos par thèmes. Comme ça vous pouvez lire en plusieurs fois (ou juste ce qui vous attire). Personnellement j'ai du mal à lire les notes de blog qui font 3 pages, donc je ne vous en voudrai pas si vous ne lisez pas tout.
Darwin
L'aéroport de Darwin est ouvert 24h/24, et les vols les moins chers sont de nuit. On a donc pris l'avion à Adelaide à 22h, et on est arrivés à 2h du matin. Le retour, on a décollé à 2h du matin et on est arrivés à 6h, frais pour une journée de boulot !
On a passé la journée de Jeudi à Darwin, puis on a pris un tour à la journée Vendredi au Litchfield National Park, où on s'est reposés dans le bus, vu les crocodiles sauteurs, les termitières géantes et baignés dans les cascades. Du Samedi au Lundi on a pris un tour de 3 jours pour Kakadu, où on a vu d'autres crocs et termitières, des peintures rupestres qui relèguent Lascaux au rang de gribouillage et on a fait des randonnées \o/ ! On a aussi chassé à la lance des kangourous en carton et joué du didgeridoo (ou garnbak en langage local) comme des vrais touristes.
Darwin est une petite ville (genre Tarbes), qui devient très animée pendant l'hiver car les touristes autant que les locaux fuient l'hiver des grandes villes pour se prélasser sous les tropiques. Toute l'activité se passe dans la rue principale, mis à part un marché de nuit très sympa au bord de la plage, où les gens viennent manger devant le coucher de soleil et flâner entre les échoppes, et où
Perrine n'a acheté qu'un T-shirt grâce à mon discours anti-bibelots intense. J'avoue j'ai peut-être été trop loin, on n'a même pas ramené de cartes postales. Ah et ils ont un cinéma en plein air sur des chaises longues et ils y vendent de la bière. Tranquille !
Géographie
Le climat à Darwin est tropical, donc pendant 6 mois il pleut, puis pendant 6 mois il fait beau. Apparemment au début de la saison des pluies, c'est l'endroit où il y a le plus d'éclairs sur la planète (depuis la tour de l'aéroport, en un seul orage de quelques heures ils en ont compté 1600).
Pendant la saison des pluies, c'est pas vraiment les vacances. Pour vous donner une idée les japonais ont continuellement bombardé Darwin (base militaire) pendant la 2e guerre mondiale, et en ont détruit 70%. En 1975 le cyclone Tracy en a détruit 90%, ils ont retrouvé une voiture dans une piscine.
Pendant la saison des pluies, la plupart des plaines et de la forêt (grand comme la moitié de la Suisse) sont recouvertes d'1 à 2m d'eau.
Lorsque vient la saison sèche, l'eau baisse peu à peu, et des mares se forment dans les plaines, appelées billabongs (ça veut dire eau éternelle dans un des 3 langages aborigènes de Kakadu). Ces billabongs regorgent d'oiseaux, de nénuphars et de crocodiles. Et de moustiques (on en a fait les frais la première nuit de camping).
Il y a des reliefs rocheux qui ne sont pas submergés pendant la saison des pluies. Ces régions offrent de jolies cascades où les touristes peuvent se baigner. Lorsque la saison des pluies se termine, il faut attendre que l'eau baisse, puis vérifier que les crocodiles sont bien partis avant d'ouvrir le site aux visiteurs.
Cette année, la saison des pluies était particulièrement longue, et certaines cascades de Litchfield étaient fermées à la baignade, et certaines zones de Kakadu encore inaccessibles car la route était inondée. Mais les chutes étaient bien remplies et on a pu voir les feux (voir plus loin). On est arrivés au bon moment pour la visite.
Crocodiles
C'est la région de Crocodile Dundee. Un hôtel sur la route présente empaillé le buffle du film. Il y a 2 types de crocodiles: ceux d'eau douce et ceux d'eau de mer. Les crocodiles d'eau douce sont plutôt craintifs et évitent les humains.
Les crocodiles d'eau de mer vivent dans les embouchures des rivières, et dans les billabongs. Ceux là sont moins sympas, et bouffent à peu près tout ce qui bouge. Le crocodile est un animal à sang froid, et est très sensible à la température. A 25°C, son système digestif s'arrête, et le contenu de son estomac commence à pourrir. Même à 28° il est très lent et très faible, et peut difficilement fermer la mâchoire. On peut jouer les crocodile dundee sans risquer grand chose. A 30°-32° par contre, il vaut mieux éviter de passer à moins de 4m de lui. Il se déplace très vite (comme un lézard), peut faire des bonds de plusieurs mètres, et croquera dans un buffle comme dans un bout de mozzarella.
La nature est bien faite, et au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit il fait toujours entre 30 et 32°C... Sur Adelaide River, les crocodiles ont appris une technique particulière qui consiste à sauter pour attraper leur proie hors de l'eau. On a pu voir ça en allant à Litchfield.
Aborigènes
Malgré tous ces désagréments, des gens vivent là depuis un bout de temps (de l'ordre de 8000 ans, je me souviens plus exactement). Les aborigènes se considèrent comme les gardiens de leur pays, concrètement ça prend 2 aspects. D'abord, comme ils sont sédentaires, ils gèrent les populations d'animaux et de végétaux sur leur territoire. Chacun se voit attribuer un totem et est en charge d'une ressource (poisson, crocodiles, plantes, fruits, etc). Ils veillent à ne pas détruire les arbres ou les réserves de chasse en les surexploitant. Le 2e aspect est de prévenir les incendies. Il faut savoir qu'un incendie peut être aussi destructeur qu'un cyclone. Si jamais toute la forêt brûle, même si par miracle quelqu'un arrive à survivre (en plongeant dans un billabong entre 2 crocodiles par exemple), il mourra ensuite de faim car tout est ravagé sur des centaines de kilomètres et les oiseaux se sont enfuis. La technique des aborigènes pour prévenir les incendies, c'est ... de foutre le feu partout ! Tous les ans, au début de la saison sèche, ils font brûler les herbes sèches et les arbres morts déracinés par les cyclones. Ces feux restent des feux de paille, ne brûlent pas les arbres vivants et ne tuent pas les animaux.
Lorsque les colons sont arrivés, ils ont demandé aux aborigènes d'arrêter leur manie de tout brûler. Pendant plusieurs années, les déchets se sont accumulés, puis les orages ont allumés des feux qui avaient suffisamment de carburant pour tout brûler, herbes, bois mort, arbres, animaux, tout quoi. Moralité, les rangers aujourd'hui perpétuent la tradition aborigène, et allument des feux de broussaille partout au début de la saison sèche. On a pu le voir de nous même : au bord de la route, on a vu plusieurs feux avec personne pour les surveiller. Ils sont déclenchés par hélicoptère, et s'éteignent tout seuls. Ils sont trop faibles pour faire des dégâts, donc pas de problème.
Sinon, la culture aborigène est une mine d'or et la meilleure référence possible pour les archéologues qui essaient de comprendre qu'est-ce qui a changé depuis la préhistoire et qu'est-ce qui est resté pareil. Parce que les peuples aborigènes n'ayant pas l'écriture, ce sont les mieux placés pour nous parler de nos ancêtres chasseurs de mammouths.
Peinture et culture
Kakadu est au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa beauté mais aussi pour sa valeur culturelle. Les zones rocheuses abritent de très belles peintures à l'ocre, et pour certaines leur signification est encore transmise au sein des clans.
Si certaines peintures sont associées aux mythes créateurs et aux rituels, la plupart des peintures servent à illustrer des histoires à but éducatif. Les rares histoires que les clans ont publié aux touristes sont destinées aux jeunes enfants, et instaurent des principes de base de la vie en communauté. Dans les représentations d'animaux, les organes sont souvent représentés, probablement pour enseigner la chasse ou la cuisine. On peut visiter 2 sites de peintures, Ubirr et Anbangbang.
On y retrouve des figures qu'on a déjà vu partout dans les boutiques mais c'est quand même plus impressionnant sur une paroi. Les animaux, le corroborree, quelques êtres mythiques. Le plus étonnant reste quand même une peinture dite "de contact" représentant un fusil. Ces peintures ont moins de 150 ans ! Pour vous donner une idée, à cette époque on fabriquait les premiers moteurs 4 temps (dans nos voitures), on inventait la télé, on faisait les premiers forages pétroliers en mer et on trouvait le vaccin contre la rage, et à l'autre bout du monde des gens peignaient un fusil dans une grotte.
Par contre leur concept de famille est apparemment tellement compliqué que sans parler la langue on peut pas comprendre. Ce n'est pas uniquement lié à la filiation, et c'est tellement large que les mariages sont presque arrangés à l'avance puisque les gens du sexe opposé, du même âge et qui ne sont pas de la famille, ben il en reste plus beaucoup.
Bon ayé si vous avez lu jusqu'ici merci beaucoup. Pour nous ça reste le meilleur moment qu'on a passé en Australie. Les randos n'y étaient pas pour rien, mais c'est un sacré bon coin.
C'était super sympa. D'abord il faisait beau et chaud, ce qui nous a immédiatement changé de l'hiver d'Adelaide, et mis en mode vacances. Ensuite, les visites des parcs nationaux de Litchfield et Kakadu nous ont vraiment emballés ! C'est un endroit très intéressant tant au niveau géographique que culturel, et notre guide était très bon. Ça vaut bien Uluru, du moins pendant la saison sèche. Pendant la saison des pluies, mieux vaut s'abstenir.
Partis Mercredi soir sur un vol de nuit, on a visité Darwin Jeudi, Vendredi on a pris un tour pour Litchfield National Park, où on a vu des crocodiles sauteurs, et des chutes d'eau même qu'on s'y est baigné. Samedi on est partis sur un tour de 3 jours pour Kakadu où on a vu encore des crocs, de la nature, des superbes peintures aborigènes avec un très bon guide, et on s'est fait de belles balades dans les rochers.
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| 2010.06.10-14 Darwin Litchfield Kakadu |
Plutôt que de le raconter dans l'ordre, y'a tellement à dire que j'ai regroupé les infos par thèmes. Comme ça vous pouvez lire en plusieurs fois (ou juste ce qui vous attire). Personnellement j'ai du mal à lire les notes de blog qui font 3 pages, donc je ne vous en voudrai pas si vous ne lisez pas tout.
Darwin
L'aéroport de Darwin est ouvert 24h/24, et les vols les moins chers sont de nuit. On a donc pris l'avion à Adelaide à 22h, et on est arrivés à 2h du matin. Le retour, on a décollé à 2h du matin et on est arrivés à 6h, frais pour une journée de boulot !
On a passé la journée de Jeudi à Darwin, puis on a pris un tour à la journée Vendredi au Litchfield National Park, où on s'est reposés dans le bus, vu les crocodiles sauteurs, les termitières géantes et baignés dans les cascades. Du Samedi au Lundi on a pris un tour de 3 jours pour Kakadu, où on a vu d'autres crocs et termitières, des peintures rupestres qui relèguent Lascaux au rang de gribouillage et on a fait des randonnées \o/ ! On a aussi chassé à la lance des kangourous en carton et joué du didgeridoo (ou garnbak en langage local) comme des vrais touristes.
Darwin est une petite ville (genre Tarbes), qui devient très animée pendant l'hiver car les touristes autant que les locaux fuient l'hiver des grandes villes pour se prélasser sous les tropiques. Toute l'activité se passe dans la rue principale, mis à part un marché de nuit très sympa au bord de la plage, où les gens viennent manger devant le coucher de soleil et flâner entre les échoppes, et où
Géographie
Le climat à Darwin est tropical, donc pendant 6 mois il pleut, puis pendant 6 mois il fait beau. Apparemment au début de la saison des pluies, c'est l'endroit où il y a le plus d'éclairs sur la planète (depuis la tour de l'aéroport, en un seul orage de quelques heures ils en ont compté 1600).
Pendant la saison des pluies, la plupart des plaines et de la forêt (grand comme la moitié de la Suisse) sont recouvertes d'1 à 2m d'eau.
Il y a des reliefs rocheux qui ne sont pas submergés pendant la saison des pluies. Ces régions offrent de jolies cascades où les touristes peuvent se baigner. Lorsque la saison des pluies se termine, il faut attendre que l'eau baisse, puis vérifier que les crocodiles sont bien partis avant d'ouvrir le site aux visiteurs.
Crocodiles
C'est la région de Crocodile Dundee. Un hôtel sur la route présente empaillé le buffle du film. Il y a 2 types de crocodiles: ceux d'eau douce et ceux d'eau de mer. Les crocodiles d'eau douce sont plutôt craintifs et évitent les humains.
Aborigènes
Malgré tous ces désagréments, des gens vivent là depuis un bout de temps (de l'ordre de 8000 ans, je me souviens plus exactement). Les aborigènes se considèrent comme les gardiens de leur pays, concrètement ça prend 2 aspects. D'abord, comme ils sont sédentaires, ils gèrent les populations d'animaux et de végétaux sur leur territoire. Chacun se voit attribuer un totem et est en charge d'une ressource (poisson, crocodiles, plantes, fruits, etc). Ils veillent à ne pas détruire les arbres ou les réserves de chasse en les surexploitant. Le 2e aspect est de prévenir les incendies. Il faut savoir qu'un incendie peut être aussi destructeur qu'un cyclone. Si jamais toute la forêt brûle, même si par miracle quelqu'un arrive à survivre (en plongeant dans un billabong entre 2 crocodiles par exemple), il mourra ensuite de faim car tout est ravagé sur des centaines de kilomètres et les oiseaux se sont enfuis. La technique des aborigènes pour prévenir les incendies, c'est ... de foutre le feu partout ! Tous les ans, au début de la saison sèche, ils font brûler les herbes sèches et les arbres morts déracinés par les cyclones. Ces feux restent des feux de paille, ne brûlent pas les arbres vivants et ne tuent pas les animaux.
Lorsque les colons sont arrivés, ils ont demandé aux aborigènes d'arrêter leur manie de tout brûler. Pendant plusieurs années, les déchets se sont accumulés, puis les orages ont allumés des feux qui avaient suffisamment de carburant pour tout brûler, herbes, bois mort, arbres, animaux, tout quoi. Moralité, les rangers aujourd'hui perpétuent la tradition aborigène, et allument des feux de broussaille partout au début de la saison sèche. On a pu le voir de nous même : au bord de la route, on a vu plusieurs feux avec personne pour les surveiller. Ils sont déclenchés par hélicoptère, et s'éteignent tout seuls. Ils sont trop faibles pour faire des dégâts, donc pas de problème.
Sinon, la culture aborigène est une mine d'or et la meilleure référence possible pour les archéologues qui essaient de comprendre qu'est-ce qui a changé depuis la préhistoire et qu'est-ce qui est resté pareil. Parce que les peuples aborigènes n'ayant pas l'écriture, ce sont les mieux placés pour nous parler de nos ancêtres chasseurs de mammouths.
Peinture et culture
Kakadu est au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa beauté mais aussi pour sa valeur culturelle. Les zones rocheuses abritent de très belles peintures à l'ocre, et pour certaines leur signification est encore transmise au sein des clans.
Par contre leur concept de famille est apparemment tellement compliqué que sans parler la langue on peut pas comprendre. Ce n'est pas uniquement lié à la filiation, et c'est tellement large que les mariages sont presque arrangés à l'avance puisque les gens du sexe opposé, du même âge et qui ne sont pas de la famille, ben il en reste plus beaucoup.
Bon ayé si vous avez lu jusqu'ici merci beaucoup. Pour nous ça reste le meilleur moment qu'on a passé en Australie. Les randos n'y étaient pas pour rien, mais c'est un sacré bon coin.
lundi 10 mai 2010
Des nouvelles
Coucou !
Ça faisait un moment qu'on a pas donné de nouvelles, donc voici un petit résumé des derniers mois.
En février, Perrine a quitté son boulot de serveuse, ils lui cassaient trop les pieds. Et de toutes façons ça tombait bien, vu que elle devait se libérer pour les 5 semaines en Mars pour ses parents.
On a reçu Ben qui passait dans le coin. Il venait d'Asie, et voulait faire de la rando en Tasmanie, et s'est arrêté chez nous quelques jours. Si vous aimez la lecture et les photos, son blog de voyage est bien rempli.
De mi-Mars à Avril, les parents de Perrine sont venus nous rendre visite. Perrine les a emmené à Sydney, puis Uluru. Je les ai rejoint à Cairns pendant une semaine, puis on est tous rentrés à Adelaide pour une semaine. Perrine travaille d'arrache-pied sur le tri des photos et le compte rendu, et ce depuis 2 mois (Note de Perrine :vous n'imaginez pas à quel point c'est prenant de ne rien faire...).
Fin mars et avril, c'était pas le grand moral, Perrine s'ennuyait et on avait un peu le mal du pays. Je me suis cassé le bras en jouant au freezbee. Je courais en regardant en l'air, l'ai trébuché et j'ai mis mon bras pour amortir la chute. Moralité une petite fracture de la tête du radius. C'est pas trop handicapant, je n'ai pas de plâtre, mais la première semaine j'étais un peu limité. Maintenant ça va beaucoup mieux, je peux conduire, et il ne me manque plus qu'un peu d'extension à récupérer.
On a aussi fait un tour dans les Flinders Ranges. Mais pour ça on a fait une autre note du blog. Pour la lire, cliquez sur ce lien.
La semaine dernière, Perrine a trouvé un boulot dans la campagne qui consiste à éplucher et trier de l'ail. Les conditions de vie étaient un peu dures (camping sauvage, 10km pour avoir une douche froide, 10h de travail par jour), mais la paye était honnête, et d'après ses dires, elle était payée à discuter autour d'une table. Il y avait une bonne ambiance et elle est rentrée toute joyeuse. (Note de Perrine : après 18 mois à essayer de s'intégrer sans succès à la société australienne, j'ai laissé tombé, et lie maintenant connaissance avec les backpackers français en Australie. Il semble effectivement que ce qui nous rapproche est plus important que ce qui nous sépare, contrairement aux australiens...).
Voilà, le programme en juin c'est d'aller à Kakadu (on a les billets d'avion mais pas encore le tour, on est un peu à la bourre) dans le nord, et après on verra.
Ça faisait un moment qu'on a pas donné de nouvelles, donc voici un petit résumé des derniers mois.
En février, Perrine a quitté son boulot de serveuse, ils lui cassaient trop les pieds. Et de toutes façons ça tombait bien, vu que elle devait se libérer pour les 5 semaines en Mars pour ses parents.
On a reçu Ben qui passait dans le coin. Il venait d'Asie, et voulait faire de la rando en Tasmanie, et s'est arrêté chez nous quelques jours. Si vous aimez la lecture et les photos, son blog de voyage est bien rempli.
De mi-Mars à Avril, les parents de Perrine sont venus nous rendre visite. Perrine les a emmené à Sydney, puis Uluru. Je les ai rejoint à Cairns pendant une semaine, puis on est tous rentrés à Adelaide pour une semaine. Perrine travaille d'arrache-pied sur le tri des photos et le compte rendu, et ce depuis 2 mois (Note de Perrine :vous n'imaginez pas à quel point c'est prenant de ne rien faire...).
Fin mars et avril, c'était pas le grand moral, Perrine s'ennuyait et on avait un peu le mal du pays. Je me suis cassé le bras en jouant au freezbee. Je courais en regardant en l'air, l'ai trébuché et j'ai mis mon bras pour amortir la chute. Moralité une petite fracture de la tête du radius. C'est pas trop handicapant, je n'ai pas de plâtre, mais la première semaine j'étais un peu limité. Maintenant ça va beaucoup mieux, je peux conduire, et il ne me manque plus qu'un peu d'extension à récupérer.
On a aussi fait un tour dans les Flinders Ranges. Mais pour ça on a fait une autre note du blog. Pour la lire, cliquez sur ce lien.
La semaine dernière, Perrine a trouvé un boulot dans la campagne qui consiste à éplucher et trier de l'ail. Les conditions de vie étaient un peu dures (camping sauvage, 10km pour avoir une douche froide, 10h de travail par jour), mais la paye était honnête, et d'après ses dires, elle était payée à discuter autour d'une table. Il y avait une bonne ambiance et elle est rentrée toute joyeuse. (Note de Perrine : après 18 mois à essayer de s'intégrer sans succès à la société australienne, j'ai laissé tombé, et lie maintenant connaissance avec les backpackers français en Australie. Il semble effectivement que ce qui nous rapproche est plus important que ce qui nous sépare, contrairement aux australiens...).
Voilà, le programme en juin c'est d'aller à Kakadu (on a les billets d'avion mais pas encore le tour, on est un peu à la bourre) dans le nord, et après on verra.
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